| Torturée par mon institutrice |
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MauvaisTrès bien
| Maltraitance | |
| Samedi, 27 Octobre 2012 19:13 | |
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J’étais, au choix, « la bochette », « la petite nazie », la « fille de collabos ». Il ne se passait pas une journée sans que l’on me rappelle que j’étais la fille d’une paria morte en 1945, recueillie par son oncle et sa tante. Tout cela avait joué sur mon développement et à 10 ans, j’étais une fillette blonde très petite, malingre, anémiée et en plus sourde d’une oreille. A l’école, j’étais la souffre-douleur des filles de ma classe et de la maîtresse. Punitions injustifiées, corvées quotidiennes, coups, insultes, cheveux tirés, jamais je ne ripostais. Si je l’avais fait, cela aurait été bien pire. Un jour pourtant, je me suis rebellée. C’était le dernier jour avant les vacances de Noël 1953. Une des filles, Odette, a voulu me voler le dernier souvenir que j’avais de ma mère, un bijou. Comme je ne voulais pas, elle a essayé de me le prendre de force et je l’ai giflée. Immédiatement, elle est allée se plaindre à la maîtresse. Celle-ci m’a attrapé par le col, si brutalement que cela a déchiré ma blouse. Elle m’a giflé et m’a dit que les « petites nazies » n’avaient le droit à rien.
Aussitôt, ce fut la curée. Mes pauvres affaires de classes furent volées et partagées entre les filles. Puis, la maîtresse me fit aller « au coin » à genoux et les mains sur la tête. Comme il neigeait, la maîtresse nous fit rester dans la classe pour la récréation. Il fut alors décidé collectivement que je devais « être punie ». Les filles s’installèrent en cercle et moi je dus me mettre au milieu. Je reçus des boulettes de papier, on m’aspergea d’encre, on me frappa avec une règle, on me cracha dessus. Une fille me dessina une croix gammée sur le front. Cela donna une idée aux autres. Mes chaussures furent confisquées, puis ce fut au tour de mes chaussettes. Odette me dessina des croix gammées sur la plante des pieds. Ensuite, pendant que deux filles me tenaient solidement, Odette s’amusa à me chatouiller les pieds. La maîtresse décida qu’à partir de maintenant, les « petites nazies » devaient aller en classe pieds nus. Mais elles n’avaient pas l’intention d’en finir là.
Lors du repas de midi, les filles avaient leur petit panier. Moi, on me fit manger de la soupe aigre, qui avait probablement tourné. J’ai eu un haut-le-cœur et j’ai failli tout vomir. On m’obligea aussi a embrasser les pieds d’Odette. Lors de l’après-midi, ma pauvre blouse termina dans le poêle et sous prétexte qu’elles étaient tâchées d’encre, ma robe et ma combinaison me furent également confisquées. Je me retrouvais cette fois « au piquet », en culotte, avec une pancarte « petite nazie punie ». Je restais ainsi le temps de la leçon de l’après-midi, jusqu’à la récréation suivante. Je me demandais ce qui allait m’arriver. J’étais très en dessous de la réalité.
La maîtresse m’ordonne de venir. Evidemment, je n’entends pas. Je reçois une claque en plein sur mon oreille qui me fait si mal. Je me mets à hurler et pleurer. La maîtresse m’insulte, déclare que je dois être encore « punie » pour ne pas avoir entendu la leçon qu’elle venait de donner. Elle me fit monter sur son bureau et d’un coup, elle me baissa ma culotte jusqu’aux chevilles. Machinalement, j’ai mis mes mains sur mon sexe, mais la maîtresse me tira les nattes en me disant : « Mains sur la tête, on veut tout voir ! ». Les filles éclatèrent de rire. Une fois ma culotte confisquée, je dus tourner sur moi-même et ensuite, gambader toute nue dans la classe. Puis, la maîtresse me donna un ordre. Je refusais. Elle frappa alors sur mon oreille, elle savait que cela me faisait mal. Cette fois, le coup était tellement fort que je me mis à courir dans la classe les mains sur mes oreilles, je hurlais à pleins poumons. Les filles m’attrapèrent, me saisirent par les poignets et les chevilles, m’allongèrent sur le bureau de la maîtresse. Elle prit une règle plate et me frappa avec, sur les plantes des pieds, sur les fesses, sur le ventre, sur le sexe. Je n’entendais plus rien. Elle écrivit alors sur une ardoise : « Dis que tu feras ce que j’ai dis et je soigne ton oreille ». J’ai fais oui de la tête, j’avais trop mal.
Elle me mit des gouttes dans les oreilles, ce qui apaisa immédiatement la douleur. Tout le monde me regardait. Je pleurais de plus belle. Pour en finir, je fis ce qu’on me demanda : j’ai tiré avec mes doigts de chaque cotés des bourrelets. On pouvait voir l’intérieur de mon sexe. Plusieurs fillettes étaient très gênées, mais pas Odette qui gloussait de joie de voir « la zézette de la petite nazie ». Je terminais la journée à genoux, au coin, le corps recouvert d’inscriptions injurieuses.
Quand les filles partirent, je voulais mourir. Je n’avais plus rien, plus d’affaires, plus d’habits. Je me retrouvais en position fœtale, allongée sur le sol froid de la classe. La maîtresse me releva sans ménagement et m’ordonna de la suivre dans son « logement de fonction », deux pièces au-dessus des classes. Toute nue, je la suivais dans le couloir et dans l’escalier. Là, elle me donna à boire un chocolat chaud, puis me dit que si j’étais sage, elle me donnerait de nouvelles affaires scolaires, une nouvelle blouse et me rendrait mes affaires confisquées, y compris le bijou volé par Odette. Pour montrer combien j’étais « sage », j’ai du me laisser laver par elle. Elle me mit debout dans un grand baquet et me lava de tout ce qui avait été écris sur moi. Elle me fit sortir et m’enroula dans une serviette. Elle semblait gentille… Une fois sèche, elle me demanda de m’allonger sur son lit « pour faire ma toilette intime ». Je ne savais pas ce que cela voulait dire. Je me suis allongée. Elle m’attacha les mains et les pieds, me disant que c’était « obligatoire » pour « ne pas que je bouge ». Je me retrouvais ainsi les jambes repliées sur le ventre, mais écartées. Avec un coton, elle me lava les parties intimes, devant et derrière. Une fois la toilette finie, sous prétexte de « vérification », elle commença à me tripoter le sexe. Je ne savais pas qu’en fait, elle s’amusait à me masturber. J’avais honte. Elle me donna les choses promises et me dit : « rentre chez toi. A partir de la rentrée, je vais m’occuper de toi… » Et elle tint parole. Voici mon histoire, l’histoire d’une petite fille que personne n’aimait…
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J'avais 10 ans, et parce que j'étais une enfant de la guerre, une "fille de boche", la maîtresse d'école m'a martyrisée, torturée et même abusée. 

